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De la clarification des intentions à la prévention des tensions en évaluation des apprentissages

Résumé: L’évaluation des apprentissages fait partie intégrante du firmament pédagogique de l’apprenant et de l’enseignant. On associe souvent évaluation à jugement de la performance, à verdict que l’évaluateur prononce sur la personne évaluée autant que sur ce qu’elle apprend. Mal nécessaire, surcroît de travail, source de bon nombre de frustrations, l’évaluation est aussi fréquemment un outil de pouvoir qu’utilise l’évaluateur pour obtenir un minimum d’implication de la part de l’évalué. Même les données issues de l’évaluation formative qui est conçue pour favoriser l’aide pédagogique et la régulation des apprentissages finissent par être comptabilisées et par servir à des fins de bilan ou de certification. Pour mieux comprendre les enjeux sous-jacents aux pratiques évaluatives, il faut porter un regard analytique sur la dynamique relationnelle Évaluateur - Évalué - Évaluation. Dans un premier temps, sur le facteur humain, soit la relation Évaluateur-Évalué et, dans un deuxième temps, sur l’Évaluation elle-même, sur sa cohérence avec l’enseignement et l’apprentissage et sur ce qu’elle devrait être pour qu’entre les intentions de l’évaluateur et la conscience de l’évalué (de sa motivation, de son engagement et du résultat qu’il espère) il y ait très peu de tensions quant à l’ambiguïté relationnelle entre les deux personnes concernées, à l’imprécision des données qualitatives ou quantitatives recueillies et à l’équivoque des jugements rendus. L’évaluation des apprentissages est plus qu’un acte pédagogique que l’on pose au moment jugé opportun. Elle est à la fois le point de départ et l’aboutissement d’un processus. Elle a beau être transparente, juste, pertinente et efficace (qui suit les règles d’élaboration) pour l’évaluateur. Mais qu’en est-il pour l’évalué? Comment perçoit-il l’évaluation? S’y engage-t-il de façon motivée? En a-t-il une représentation qui l’oriente vers des buts à court, moyen et long terme? Peut-il être motivé à être évalué, à vouloir s’engager dans le processus évaluatif, d’y persévérer pour atteindre avec une ferme volonté des objectifs précis? Dans quelles conditions? Tant de questions qui appellent à la réflexion, mais surtout au défi d’y répondre.